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La ville de Fréjus a acquis en 1995 la Base Aéronavale auprès du Ministère de la Défense, 99 hectares de terrain et 35 804 m² de bâtiments, pour un prix d’environ 7 M€. Cette vente était consentie sous réserve que la ville le « destine à la création d’une zone naturelle de 80 hectares à vocation sportive et de détente et d’une zone construite de 40 000 m² à destination exclusive d’équipements publics ». Il existe une clause de sauvegarde, qui prévoit qu’en cas de modification quantitative ou qualitative de la surface construite, un complément de prix serait versé à l’État d’un montant variant de 145 €/m² à 300 €/m² (valeur 2018).

Le programme, officialisé en janvier 2018, portait sur la construction, en front de mer d’un hôtel de prestige de 7 000 m², d’un aquarium de 7 000 m², et d’un espace festif de 800 m², en remplacement des bâtiments militaires, aujourd’hui occupés par les services municipaux. La ville a lancé en avril 2018 trois consultations sous la forme de concessions de service, consistant à mettre à disposition d’un investisseur privé, un terrain communal pour une durée déterminée.

Début 2018, la ville annonçait une signature des contrats avec les opérateurs en juillet 2018 et un début des travaux en mars 2019. Le projet a été très largement contesté par le Comité de défense des intérêts généraux de Fréjus-plage (CDIGFP plus tard, NDLR), le Forum Républicain, et d’autres associations locales telles que Écocitoyenneté entre mer et Esterel (EME plus tard, NDLR). Toutes ces associations demandent l’annulation de la modification du PLU. En parallèle des enquêtes publiques lancées par la municipalité, les Insoumis de l’Est-Var ont récolté plus de 66 000 signatures sur une pétition pour « sauver la Base nature ».

Un recours devant le Tribunal Administratif a été intenté par le CDIGFP et EME ainsi que par le Préfet du Var. Bien que le Tribunal Administratif se soit prononcé négativement, les associations et le Préfet ont décidé de se pourvoir en appel. Le jugement devrait intervenir au printemps.

À l’exception de l’aquarium pour lequel la délégation de service public est toujours en cours de négociation, les deux autres consultations ont été déclarées infructueuses. Lors du conseil municipal du 15 janvier 2019, la ville a relancé des consultations sur la base d’un bail à construction.

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