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Thierry Martin est le président du comité citoyen de soutien du pôle de la mode du Muy. Il est un fervent défenseur du projet et nous explique pourquoi :

C’est quoi le pôle de la mode ?

C’est une centaine de boutiques, mais pas que. Tout d’abord, c’est de l’investissement privé, les communes ne mettent pas un centime. Les investisseurs vont faire travailler tous les professionnels du territoire, de Draguignan à Saint-Raphaël. Côté emploi, ce n’est pas un calcul de hasard, selon l’INSEE le projet c’est 1000 emplois directs. Ce que je visualise, c’est que ce ne sont pas des emplois réservés au Muyois, mais à tout le territoire.

Y a-t-il des études de faites sur ce genre de zone commerciale ?

Oui. D’après les études faites, autour d’un pôle de la mode, les commerces ont une augmentation de CA allant jusque 27 M€ tous services confondus, et le nombre d’emplois dans ces mêmes commerces augmentent jusqu’à 250 emplois.

C’est le cas à Miramas ?

Oui bien sûr. Et à Troyes aussi. Je connais deux personnes qui ont vécu à Troyes et qui travaillaient dans la commune. Ils ont connu les difficultés de la ville, et surtout ils peuvent témoigner de l’attractivité qu’a générée le pôle créé là-bas à l’intérieur comme à l’extérieur de la zone commerciale.

Quid du petit commerce ?

Je ne pense pas que ça puisse « tuer » le commerce de centre-ville. Si nous utilisons cet outil intelligemment, nous pouvons en faire de belles choses. Je suis le président du musée de la Libération du Muy. Ce musée est devenu presque trop petit pour le local qui le loge. Les investisseurs ont prévu des locaux « multiculturels ». Nous pourrions envisager que ces mêmes investisseurs mettent à disposition un local de 600 m² pour refaire le musée. La tour Charles Quint pourrait devenir un musée sur le personnage, la tour à côté pourrait devenir une maison du terroir. Le musée de la Libération au Pôle de la Mode pourrait devenir intercommunal et faire travailler peut être toutes les communes sur la mémoire des guerres. Aussi, les locaux créés ne sont pas prédestinés à d’autres investisseurs. N’importe quel commerçant peut en prendre un. Quant aux commerces comme les vignobles, ils seront toujours à l’extérieur et pourront toujours avoir de nouveaux visiteurs.

Où se situerait le Pôle ?

Le Pôle de la Mode devrait être à gauche juste après la sortie d’autoroute (plus ou moins là où sont les gilets jaunes en ce moment, NDLR). Le projet s’installe sur ces 16 hectares en friche et tout est étudié — l’implantation, les toitures, etc. — pour l’écologie. On nous a parlé des tortues Herman et je suis sûr que pour respecter la nature, les investisseurs pourraient créer un village des tortues. Je trouve que les meneurs du projet sont relativement humains.

Selon vous, qu’est-ce qui tue le commerce ?

Ce qui tue les commerçants c’est surtout Internet. Ici, on vit beaucoup du tourisme, mais sur trois mois dans l’année. Ce genre de zone commercial attire tout au long de l’année, que ce soit les consommateurs du net comme les touristes où habitants du département voire de la région.

Pourquoi vous êtes-vous engagés dans la défense du projet ?

Moi je ne suis pas politique, je suis plutôt citoyen engagé. Comme je vous l’ai dit auparavant, je m’occupe du musée de la Libération du Muy et à Fréjus je suis bénévole pour le Rétro Auto Forum. J’aime participer à la vie locale, à mon échelle. Alors, j’œuvre pour que le Pôle de la Mode du Muy ouvre en tant que citoyen. Je n’ai rien à y gagner et surtout je continuerai d’acheter des vêtements à Duc D’Aoste par exemple !

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