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Selon vous, à quoi ressemblera Fréjus dans 10 ans ?

La question n’est pas simple. Notre monde change très vite. Il y a des incertitudes, des inquiétudes, sur l’état de notre société dans 10 ans, sur l’évolution de notre économie, mais aussi sur la place qui sera laissée aux villes moyennes telle que la nôtre, dans une période où la mode, absurde selon moi, est aux métropoles et autres regroupements sans âme.

Mais je crois en Fréjus et en nos capacités à aller de l’avant. Fréjus a une longue Histoire. Elle a tous les atouts pour envisager l’avenir avec sérénité. Alors, il y a toujours une part de rêve à se projeter, mais c’est aussi à nous, politiques, de faire en sorte qu’il se réalise.

Fréjus dans 10 ans, je la conçois autour de quatre axes, qui sont d’ores et déjà, évidemment, nos orientations depuis 2014.

Tout d’abord, une ville agréable à vivre.  Une ville sûre, où chacun peut évoluer en toute sécurité. Une ville propre, avec des espaces et des bâtiments publics de qualité, qui aura su préserver et mettre en valeur ses magnifiques espaces naturels. Pour moi c’est fondamental, car c’est notre quotidien à tous. Et cela permet d’offrir les meilleures possibilités d’épanouissement à nos enfants, pour étudier comme pour leurs activités hors temps scolaire.

C’est aussi une ville attractive, dynamique et solidaire, qui créera de l’emploi.  Cela veut dire garder notre attractivité en nous adaptant à l’évolution du tourisme, et également sortir de la saisonnalité grâce à des équipements structurants.  C’est une ville où les jeunes pourront se former, et qui aura pris le train de la « silver economy », pour le bien-être de nos séniors, comme de la croissance bleue. Une ville qui aura mis pleinement en valeur son patrimoine antique, notamment grâce à un Musée Archéologique. Qui aura rénové son centre historique pour y relancer le commerce de proximité. Une ville qui rayonnera sportivement et culturellement, à l’échelle de l’Est-Var et au-delà.  Une ville qui aura enfin réussi à loger dignement tous ses habitants.

Troisième axe, une ville connectée et durable.  Une « smart city » en bon français… Où les démarches  administratives seront faciles, et qui aura pleinement pris le tournant du numérique.  Qui aura réduit ses émissions de CO2 et ses consommations énergétiques, et produira des énergies propres, tout en développant de nouveaux modes de mobilité. Nous avons plusieurs projets en ce sens : le futur réaménagement du Front de mer et le nouveau quartier des Sables en seront des exemples.

Dernier axe, mais pas le moindre, Fréjus dans 10 ans devra aussi avoir gardé son identité provençale et être restée une ville de quartiers et de proximités, grâce notamment à son tissu associatif, extrêmement dynamique.  « La forme d’une ville change plus vite, hélas, que le cœur des humains », écrivait Jacques Roubaud. Oui, la forme de la ville change et continuera à changer. Mais cette ville de demain doit aussi continuer à parler au cœur des Fréjusiens, et donc garder son âme.

Je parlais de rêve. Je pense que l’on peut raisonnablement rêver à cette évolution de Fréjus. C’est en tous cas ce à quoi nous travaillons depuis 2014. Cela passe aussi par des finances assainies, pour avoir les moyens de nos ambitions, et par une coopération intercommunale volontariste, qui dépassera sans doute le cadre de la seule CAVEM pour  exister face aux métropoles, mais sans jamais perdre notre identité forgée par le temps et l’Histoire.

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