fbpx

Selon vous, à quoi ressemblera la France dans 10 ans ?

La France en 2030 pourrait être un paradis. Ce pourrait être un pays prospère, ayant réussi à juguler les inégalités excessives. Ce pourrait être le pays de la créativité, de l’innovation, du développement durable et du respect du patrimoine historique. Ce pourrait être le pays qui montre que la performance économique et sociale s’accommode et même profite d’une totale liberté de parole et d’une démocratie apaisée. Ce pourrait être le pays des services, de l’industrie et du tourisme responsable.

Mais il y a un autre scénario, dans lequel la France suivrait un destin à l’Argentine, pays qui ne s’est jamais remis de sa plongée dans le nationalisme et l’interventionnisme il y a près d’un siècle. La France connaîtrait alors un déclin tendanciel ponctué de crises graves et de rebonds éphémères. Notre pays mérite mieux. C’est l’une des raisons qui explique ce pourquoi j’ai créé Les Rencontres de l’Avenir à Saint-Raphaël : montrer que l’avenir constitue davantage une promesse qu’une menace à partir du moment où le débat public et la politique restent rationnelles et tiennent les passions tristes à distance. Ces Rencontres ont rassemblé plusieurs milliers de personnes en novembre dernier et nous en attendons davantage en novembre prochain pour fêter un futur qui est à construire dans notre merveilleux pays et notre merveilleuse Europe.

Comme Luc Ferry et moi-même le montrons dans notre récent ouvrage commun (Sagesse et folie du monde qui vient – Éditions XO), la France et l’Europe ont accumulé un retard considérable face aux Etats-Unis et à la Chine en matière d’innovation dans les technologies de la troisième révolution industrielle, celles-là même qui d’ici 2030 font changer la donne en matière de santé, de transport et d’environnement. Mais ce retard est rattrapable à partir du moment où les bonnes politiques en matière d’éducation et de formation, de réforme de l’Etat et d’investissement sont mises en place. Il n’en reste pas moins que nos débats publics pollués par la nostalgie et nos spasmes révolutionnaires constituent un obstacle au progrès, progrès qui pourrait pourtant, si l’on s’y prenait bien, changer le visage de notre pays d’ici 2030, et pour le mieux.

A propos de l'auteur

Articles similaires

Laisser un commentaire