D’énormes immeubles construits à partir de rien. Et des préfabriqués posés devant, qu’on appelle des bureaux de vente. Promogim est une boîte qui fait de la promotion immobilière : ils trouvent un terrain, construisent un bloc énorme, et vendent les appartements à qui en veut. Un métier forcément particulier quand on l’exerce dans une zone où le foncier atteint des sommets en matière de prix. Mais Daisy Rossi est là pour tout nous expliquer.

Daisy vous êtes conseillère commerciale chez Promogim. On a l’impression qu’il n’y a plus de place pour construire, chez nous. Vrai ou faux ?

Oui, on ne détruit pas systématiquement quelque chose pour construire à la place. Ça dépend vraiment du secteur. Bord de mer, c’est déjà très construit. Par contre, quand on recule un peu dans les terres, on trouve encore des terrains vierges sans avoir besoin de démolir.

Et les terrains « constructibles », on en trouve encore ou il faut à chaque fois négocier avec les autorités locales ?

Non il y en a, bien sûr, heureusement. Ça dépend de la zone dans laquelle on se trouve.

Est-ce que le foncier est particulièrement cher dans la région ?

Ça dépend de la ville, du besoin de logements, et du nombre de logements que l’on a le droit de construire sur la zone. Tout est une affaire de zone, en fait, c’est comme pour la nécessité des diagnostics archéologiques. Il arrive que ce soit obligatoire, on met tout en stand-by, on procède, on attend, et selon les endroits, c’est plus ou moins long et compliqué.

C’est un marché qui évolue de lui-même ?

Les propriétaires, généralement, n’ont aucune idée du montant auquel ils peuvent vendre leur bien. C’est à nous, promoteurs, de les aiguiller.

Quand vus construisez un immeuble, comment se passe le processus de vente ?

On vend les appartements. Soit les gens vivent dedans, soit ils les louent. On construit l’immeuble conformément au Plan Local d’Urbanisme qui varie en fonction des villes et de la zone, et une fois que c’est enclenché, on commence à vendre, alors que ce n’est pas encore construit. On fait ce qu’on appelle de la VEFA, vente en état futur d’achèvement. Nos clients achètent sur plan. On commence à commercialiser avec des maquettes.

C’est le terrain qui enclenche le mécanisme ?

On le trouve, on l’achète, on pose la bulle de vente et on démarre la commercialisation.

La prospection de terrain, c’est donc l’élément le plus important ?

On a un service foncier avec des personnes dédiées uniquement à ça. Il y a aussi un pôle technique dédié à la construction, et un autre à la commercialisation.

Actuellement vous développez beaucoup de projets dans le Var ?

Promogim est une entreprise nationale mais très bien implantée en PACA. On travaille actuellement sur 6 projets simultanés dans le Var, des immeubles ou des ensembles de petites maisons individuelles. On a déjà les maquettes de projets à Hyères les Palmiers ou à Cogolin, c’est ce qu’on montre au public lors de ce salon.

Quelles sont les différences fondamentales entre le Var et le 06 ?

L’aéroport international attire beaucoup les populations étrangères. Ceux qui veulent des résidences secondaires dans le sud cherchent toujours à l’acquérir dans le 06. C’est un territoire où c’est plus cher parce qu’il y a plus de demande et moins de place, on y construit entre la mer et la montagne.

Vous avez de moins en moins de clients français ?

Non, on en a toujours beaucoup, parce que le placement immobilier reste un secteur fiable, qui rapporte plus, et plus sereinement que le placement bancaire. C’est une valeur sûre.

L’acquisition immobilière est-elle devenue une chose impossible pour les gens modestes ?

Moins qu’il y a quelques années, les taux d’intérêt sont historiquement bas. Et le prix des biens stagne depuis deux ou trois ans, même si c’est vrai que les prix ont monté pendant longtemps. Il n’est pas nécessaire de gagner 4000 euros par mois pour acheter un appartement. La propriété n’est pas inaccessible, on peut encore acheter un appartement ou une maison en étant seul, sur la côte d’azur !

Laisser un commentaire