Bah Alors ?

L'ombre du vent : roman contemporain aux différents styles

10 juin 2020
de Enzo Zanchi

Suspens, histoire d’amour et littérature. Une recette du romancier espagnol Carlos Zafón qui fait de « L’ombre du vent » un ouvrage complet. Il existe des romans qui nous happent, que l’on garde toujours dans un coin de sa mémoire et celui-ci n’est pas du genre à se laisser oublier facilement. Une histoire hors du commun, des scènes à couper le souffle. Traduit de l’espagnol en plus de trente-six langues différentes, ce bouquin est devenu un best-seller mondial avec plus de 12 millions de ventes. Un livre qui lui a notamment permis de remporter le prix du meilleur livre étranger en 2004.

 

Barcelone, 1945. La ville tente de se remettre de la guerre civile qui a touché le pays, mais la haine hante toujours. Un matin, Mr Sempere décide d’emmener son fils Daniel, âgé de 8 ans dans un lieu resté encore secret : le cimetière des livres oubliés. Le garçon doit suivre un rituel qui se transmet de père en fils dans la famille et choisit un bouquin dans cette immense bibliothèque abandonnée. « Rien ne marque autant un lecteur que le premier livre qui s’ouvre vraiment un chemin jusqu’à son cœur », a dit Carlos Zafón. Et c’est exactement ce que va vivre son personnage. Un bouquin attire son attention. Timidement déposé à l’extrémité d’un rayon, relié en cuir lie-de-vin, le titre écrit en lettres dorées, c’est « L’ombre du vent » de Julian Carax. L’intrigue se construit autour de ce livre, dont aucun autre exemplaire n’existe, car tous ont été détruits.

 

Le lecteur suit le chemin de Daniel. De l’enfance, l’adolescence à l’âge adulte, on observe pas à pas son enquête pour découvrir : qui est Julian Carax, ce mystérieux auteur oublié. Mais on accompagne aussi le personnage dans son parcours personnel. Ses joies, ses peines, ses amours et bien sûr ses emmerdes. Une histoire construite sur un point de vue interne qui permet de se mettre dans la peau du personnage principal et de s’attacher à lui.

 

« Daniel, ce que tu vas voir aujourd’hui, tu ne dois en parler à personne. Pas même à ton ami Tomás. À personne ».

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