Bah Alors ?

Philippe Michel-Kleisbauer : "Je suis un enfant du pays"

03 juillet 2020
de Enzo Zanchi

Philippe Michel-Kleisbauer est le député de la 5ème circonscription du Var depuis 2017. Au cours de cette interview-portrait, il se confie sur son parcours politique, son avenir mais aussi sur les dernières élections municipales à Fréjus. 

 

 

Quel est votre rôle en tant que député de la 5ème circonscription du Var ? 

 

Mon rôle est de représenter nos citoyens au niveau national. Une circonscription est une découpe de 120 000 habitants qui élit un député. Je suis donc un député de la nation. Je rencontre des organisations professionnelles de manière à pouvoir intervenir en connaissance de cause à l’Assemblée Nationale. Je suis une voix parmi 577. Mais je peux apporter ma force de conviction et défendre. 

 

Quel est votre parcours politique ? 

 

Je suis un enfant du pays. Né à Draguignan, j’ai étudié le droit dans la région, à Aix-en Provence. Ensuite j’avais milité pendant 7, 8 ans pour François Léotard et il m’a proposé de devenir assistant parlementaire. Je suis entré au conseil municipal à Trans-en-Provence de 1995 à 2001 puis je suis devenu directeur du cabinet de la ville pendant 10 ans. En 2017, j’ai été élu député de la 5ème circonscription du Var. Ce que je fais aujourd’hui me permet d’avoir une connaissance humaine et administrative profonde de mon territoire. J’aime les gens et les terroirs, et cela m’a permis d’avoir une connaissance étendue dont je me sers aujourd’hui pour déterminer les enjeux. 

 

Quel est votre lien avec votre circonscription ? 

 

Mon lien commence tôt le matin dans les cafés et les marchés, ça commence là car ça me permet de prendre la température. Je me déplace beaucoup sur le terrain. Lors de l’épisode « glyphosate », je suis allé voir les maraîchers pour essayer de comprendre et de trouver une solution.  Les gens que je rencontre me font part de leurs problèmes et ensuite je rentre à Paris pour les exposer à l’Assemblée Nationale. Ça ne me laisse donc aucun moment de répit. 

 

Qu’est-ce qui vous anime en tant que député ? 

 

Je pense que j’ai un engagement personnel depuis mon plus jeune âge. Chaque rencontre est l’occasion d’apprendre. Ça déclenche une adrénaline, c’est une forme de carburant extra qui me pousse à apprendre toujours plus. En échange de ce temps que je donne aux gens, je reçois une quantité d’informations incroyable, donc c’est un bon retour sur investissement (rires). 

 

Quelle est votre principale qualité en tant que député ? Et votre principal défaut ? 

 

Je pense que c’est l’observation, ça a toujours été dans mon tempérament. J’ai toujours été quelqu’un qui observe beaucoup, mémorise tout et j’aime ça. J’écoute également beaucoup mes collègues. Pour moi, mon principal défaut serait mon « monoséquentialisme ». Je ne peux faire qu’une chose à la fois. Donc ça ralentit ma cadence. C’est un peu embêtant car ça m’empêche de me préoccuper d’un sujet à sa naissance. 

 

 Quelle est votre réaction sur les précédentes élections municipales à Fréjus ? 

 

J’ai passé énormément de temps pour proposer un programme. Nous avons monté une équipe de toutes les sensibilités politiques. J’ai également passé beaucoup de temps à essayer de convaincre certains candidats de s’unir sur un beau projet. Ne pas arriver à les convaincre est un triste échec. L’équipe municipale a été élue et je la reconnais. J’accepte également que le maire de Fréjus soit vice-président de la CAVEM. Nous avons d’ailleurs beaucoup travaillé ensemble pendant la crise du Covid-19.  Je travaillerai avec les élus en fonction de leurs besoins et de ce que je peux faire remonter. 

 

Quelle est votre prochaine étape en politique ? 

 

J’aimerais continuer dans la géostratégie, me rendre utile à la collectivité et travailler sur quelque chose où je peux apporter une réponse. Je veux aussi garder la même énergie, parce que tout repose sur l’énergie. Dans 10 ans, je me vois dans une ambassade au cœur d’un pays difficile. Où il faudra beaucoup de patience pour arriver à apaiser les relations humaines. Ça me plairait beaucoup. Mais où est-ce que je serai ? Je n’en sais rien. 

 

Enzo Zanchi 

 

 

 

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