Bah Alors ?

"Réservistes", un projet photo de Florent Tallarico

22 septembre 2020
de Agathe Chéreau

Le photographe Florent Tallarico a passé deux ans en immersion avec les réservistes de la 6e et 7e compagnie du 21e RIMa de Fréjus, pour rendre hommage à ceux qui ont choisi la vie militaire. On retrouve son projet nommé "Réservistes" dans un livre de 144 pages et lors d'une exposition qui aura lieu en décembre 2020 à la Villa Aurélienne. 

 

Quel a été votre premier contact avec la photographie ? 

 

À l’adolescence, j’étais allé m’offrir un Canon argentique et je l’ai toujours. Je suis retombé dans la photographie à la fac, car j'ai eu des cours de photo pendant de ma licence en communication. Et depuis, j'en ai fait mon quotidien. Je fais surtout de la photographie de portrait, mais plus pour m’amuser que pour travailler. Ce que j’aime, c’est montrer des choses, que ce soit sur du reportage comme dans ce livre ou dans de la photographie d’art.

 

D’où vous est venue l’idée de votre projet « Réservistes » ? 

 

Il faut savoir que je suis moi-même réserviste au 21 Régiment d'Infanterie de Marine (21e RIMa). Un jour, un ancien commandant d’unité, le Capitaine Daniel Scozzaro, m’a sollicité pour faire des images de la compagnie pour la cellule communication. En faisant toutes ces images, je me suis dit qu’il y avait de quoi faire quelque chose. D’autant que je n’ai jamais vu de livre sur la réserve, on en voit sur les parachutistes, les commandos, les troupes de montagne ou la légion étrangère. J'ai donc monté le projet en 2018 avec l'aide de la cellule communication.

 

Qu’avez-vous voulu retranscrire à travers ces photos ? 

 

L’idée n’est pas de me faire le porte-parole de la réserve mais de montrer le quotidien des personnes dans l’unité. Ce sont des hommes et des femmes qui viennent de tous les milieux socio-professionnels. On a des avocats d’affaires, des infirmiers, des ingénieurs dans l’aviation, des conducteurs de bus, des peintres en bâtiment, chefs d’entreprise, étudiants, etc. Tous sont rassemblés par la volonté de servir la nation. Chacun a ses raisons de le faire, mais au final, ils sont dans la même unité, ils portent le même uniforme et se rassemblent autour des mêmes valeurs. Je souhaite que le livre et l’exposition le 14 décembre à Fréjus contribuent à faire découvrir la réserve et à mettre ces personnes en valeur.

 

Vous avez passé deux ans sur le terrain, comment avez-vous sélectionné les photos ? 

 

J’avais environ 400 photos, j’en ai enlevé une partie en recensant les autorisations d’utilisation de l’image, car certains ne souhaitaient pas être dans le livre. Ensuite, j’ai la chance d’être entouré et j’ai demandé à mes proches de faire une sélection d’une centaine d’images. J'ai pu ainsi identifier une cinquantaine de photos qui faisaient l’unanimité. Pour le reste, j’ai ajusté avec d’autres images en fonction de ce que je voulais montrer dans le livre. 

 

Pourquoi avoir photographié en noir et blanc plutôt qu'en couleur ? 

 

L’utilisation du noir et blanc provoque un anachronisme. Ce qui est sur ces images se passe aujourd’hui mais aurait pu se passer avant, comme cela se passera après leur passage dans ces unités.

 

Pour plus d'informations, rendez-vous sur le site http://florenttallarico.fr/

 

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