Bah Alors ?

Conseil de veille et d’actions Covid-19 : La stratégie de vaccination

13 janvier 2021
de Thomas Lajous





Alors que la vaccination du personnel soignant commence aujourd’hui à l’hôpital Bonnet, le sujet « vaccination » a largement été aborder hier, lors du second conseil de veille et d’actions organisé par la CAVEM et différents experts et médecins. Mais que s’est-il dit ?


 

Le docteur Limouzy, directeur du CHI Bonnet, a ouvert son centre de vaccination aujourd’hui de 10 à 15h pour son personnel soignant. Avec l’objectif et l’assurance de réussir à vacciner pas moins de 50 personnes par jour. Dans son hôpital, c’est 20 à 25 % du personnel qui est intéressé par le vaccin, soit 460 personnes. Ces mêmes personnes qui devront revenir pour un second rendez-vous « dans un délai classique de 21 à 42 jours ». Tout d’abord, c’est le vaccin Pfizer/BioNTech qui sera utilisé. Petit bémol, il n’est conservable que cinq jours dans un réfrigérateur standard. Contrairement au Moderna, qui arrivera plus tard, et qui peut être conservé 30 jours dans un même frigo. 

Le flacon utilisé à l’hôpital Bonnet aujourd’hui, contient six doses à distribuer. « C’est sur listing qu l’on reçoit ces vaccins » explique le directeur Limouzy. Les volontaires pour se faire vacciner seront marqués sur une liste que l’hôpital fera remonter, et le nombre de vaccins délivré en fonction du nombre de candidats. « On peut en commander tous les jours » assure-t-il. 

 

« Les personnes avec allergies graves ne sont pas une contre-indication » 

 

Jean-Marc Maurin, Président du Conseil Médical d’Etablissement ( CME ), n’est pas inquiet du risque allergique : « Il ne faut pas que les gens aient peur du risque allergique ». Au contraire, il encourage les différents maires à vacciner le plus possible. Cependant, les personnes présentant des risques devront être surveillées « 30 minutes au lieu de 15 après vaccination » dit-il. D’après les derniers chiffres publiés par les Centres de prévention et de lutte contre les maladies ( CDC ), c’est une personne sur 100 000 qui a eu une réaction allergique, et onze personnes qui ont eu des réactions graves pour un million de doses. Des recensements extrêmement rares. De plus, les chocs anaphylactiques, causés par ces allergies graves sont maîtrisés et soignés. C’est une des raisons pour lesquelles l’organisation des centres de vaccination a longuement été discuter hier. Encadrer au mieux cette vaccination, afin de contrôler ces états allergiques. 

 

L’organisation de la vaccination

 

C’était la deuxième grande partie de la réunion au Palais des Sports hier. Contrôler la délivrance des vaccins et créer les effectifs adéquats pour les futurs centres de vaccination. Le docteur Laborde dit vouloir s’appuyer sur l’équipe médicale du centre de consultation et de diagnostic ( CAD ), mis en place lors du premier confinement. Le Président de la CAVEM, Frédéric Masquelier, a quant à lui, assuré vouloir trouver des volontaires pour « aider » à l’intérieur des centres de vaccination. Car oui, les Communautés professionnelles territoriales de santé ( CPTS ), ont prévenu hier lors de la réunion, qu’il faudrait plusieurs médecins par jour pour superviser le vaccin administré par les infirmières. C’est pourquoi le maire de Saint-Raphaël souhaite aussi recruter d’anciens médecins retraités, ou former des secrétaires d’accueil. Dans tous les cas, Frédéric Masquelier a voulu rassurer : « on devrait être prêt pour le 18 ». Date où la campagne de vaccination débutera pour les plus de 75 ans au palais des Congrès de Saint-Raphaël et dans toute la France. On rappelle que la campagne de vaccination dans les EHPAD ne commencera qu’à partir du 27 janvier.





 

IMAGE : ©RCF

Partager