Bah Alors ?

« Voir les choses de manière positive, ensemble »

19 février 2021
de Thomas Lajous

C’est un Frédéric Masquelier levé du bon pied et « positif » qui est apparu au conseil communautaire ce mardi 16 février au Palais des Sports. En grand rassembleur, il a invité ses élus, tout au long de la réunion, « à voir le verre à moitié plein », « à collaborer » et « à travailler main dans la main ». 

 

En maître de cérémonie, Frédéric Masquelier donne la parole à Paul Boudoube, maire de Puget-sur-Argens. Il présente son rapport 2020 sur l’égalité hommes/femmes. Un rapport « qui tient à coeur » au Pugétois. Lui qui a fait passer « des oraux à l’école d’ingénieurs » et qui remarquait que les femmes étaient « supérieures aux hommes » en matière de transversalité ou dans les rapports sociaux avec la hiérarchie. Le bilan du maire est sans appel :  « Les femmes sont un petit peu en retard encore » déplore-t-il.

 

Ensuite, c’est Christian Besserer qui présente son rapport sur le développement durable 2020. Un bilan qui doit se concentrer sur les questions environnementales l’année prochaine, « sens premier de ce type de rapport » rappelle Frédéric Masquelier.

 

Le maire de Saint-Raphaël a ensuite présenté le débat d’orientation budgétaire, le gros morceau de cette matinée. Dans un contexte difficile aux niveaux national et local, le maire de Saint-Raphaël évoque « les pertes de recettes et les dépenses supplémentaires » auxquelles les territoires font face. « On pense tous aux professionnels du tourisme et restaurateurs, qui demandent de pouvoir travailler. Ce qui n’est pas une demande exorbitante » ironise-t-il.

Frédéric Masquelier a fait remarquer à ses élus le manque de confiance de l’État vis-à-vis des décisionnaires locaux, ou encore « l’inefficacité et l’injustice de la loi SRU ». 

 

L’orientation budgétaire 2020-2021

 

Dans un premier temps, « Nous n'augmenteront pas la fiscalité » assure le Président de la CAVEM. « Nous ferons avec ce que nous avons, hormis la question des inondations. Mais pas d’augmentation d’impôt ». En effet, pour lutter contre les inondations, le maire de Saint-Raphaël annonce que la taxe GEMAPI ( gestion des milieux aquatiques et protection des inondations ) sera à son taux maximum, soit 40 euros, pendant un temps limité. Un risque naturel important qui demande plus de moyens financiers : « Si on reste comme ça, cela ne sert à rien de dire que l’on va faire des choses contre les inondations ».

 

Dans un second temps, il précise que « l’investissement sera notre priorité cette année ». A hauteur de 19 millions d’euros. Notamment avec des projets mis à l’arrêt depuis l’année dernière qui vont reprendre. Mais aussi, avec le dédoublement de la RN7 ou la réalisation du siège de la CAVEM. « Un lieu de travail qui ne sera pas un palais » précise-t-il, mais pour que les différents services puissent être concentrés pour mieux travailler. Le projet de rénovation du front de mer, « vitrine de l’agglomération », est aussi d’actualité. Des études seront réalisées cette année afin que des travaux soient effectués dans les quatre années à venir. Là où aucun travaux n’ont été effectués « depuis 50 ans » assure le maire. Le développement de la formation a aussi été évoqué, avec « le projet de la Base Nature ».

 

Enfin, le Président de la CAVEM a annoncé que l’autofinancement s’élèvera à 500 000 euros. Cela permettra de pallier « au petit effort à faire sur le sport de haut niveau et sur la collecte des déchets ». 

Frédéric Masquelier insiste sur les efforts à fournir pour cette année devant l’auditoire. « Je veux que nous soyons en position de combat, en mesure de pouvoir réaliser et de rendre compte vis-à-vis de nos concitoyens ». Il souhaite que la CAVEM agisse dans cet état d’esprit : « Agir pour le territoire ».

 

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