Bah Alors ?

Magazines en ligne

Axé actu locale, culture et conso, il est  imprimé tous les mois. Dans ses pages, nous allons
à la rencontre de personnalités qui font vivre la communauté d’agglomération dans des interviews

fleuves qui vous étonneront à chaque fois. Aussi, des chroniques musicales, des critiques cinéma,
ou encore des tests consommateurs vous attendent dans ce mensuel pour la modique somme de 0€.

Bah Alors n°18 - mars 2019
Come in, we're open
mars 2019
Gratuit

LE MOT D'IBRAHIM BERBAR

 

« Ce n’est pas au Cannet des Maures alors ce sera à Roquebrune sur Argens. Vous ne voulez pas du projet à Roquebrune ? Pas de problème, on va s’installer au Muy. De toute manière il n’y a pas de raison qu’un tel projet existe à Miramas et pas plus près de chez nous. D’ailleurs vous y allez déjà à Miramas non ? » Voilà comment on peut résumer la menace de l’hypercentre commercial ou village des marques. C’est terrain immense dédié aux commerces de marques à prix défiant toute concurrence. Comment font-ils ? Facile : c’est un mélange entre les ventes privées dans la vraie vie (déstockage, fin de série) et produit de qualité moindre fabriqué uniquement pour un type de client, celui que l’on peut appeler le « consommateur qui cherche le prix et le logo sur le tee-shirt ».

 

Les centres-villes déserts sont devenus les paysages modernes de notre société qui consomme toujours plus, mais ailleurs, en digitale ou à l’extérieur des villes, dans ces fameux villages de marques. Les commerçants se battent tous les jours, les mairies les accompagnent. Même l’État s’applique à envoyer des aides financières à des villes pour redynamiser les cœurs de ville. Stationnement gratuit, animation en tout genre, tout est bon pour aider à maintenir de la vie dans les villes. Parce qu’on ne va pas à pied dans les villages de marques. On y va en bagnole, et pour la journée, histoire de visiter la centaine de boutiques ouverte et tournant à plein régime.

 

Les hypercentres sont-ils l’avenir du commerce ? Création d’emploi, ouverture vers le culturel ou la formation : les sociétaires et les soutiens à ce type de projet ne tarissent pas d’arguments pour expliquer les bienfaits de leur produit « made in capitalism ».

 

Quand on apprend que le maire de Cannes est heureux d’apprendre que le Pôle de la Mode du Muy reçoit des avis défavorables à son ouverture, on se pose une question : si Cannes se sent menacé, quel est l’avenir du commerce des centres-villes plus proches comme ceux de la CAVEM ou encore plus proches, celui du Muy ?

 

On est allé à la rencontre des pour et des contres, et on vous laisse le choix de choisir votre camp en gardant le premier paragraphe en tête. Si le pôle n’ouvre pas au Muy, il pourrait ouvrir ailleurs, car les investisseurs ne manquent pas et les terrains disponibles non plus. Et si vous tranchez pour un côté ou l’autre de la barrière, il faudra garder le cap, et pour de nombreuses années.

 

Sans transition, je suis fier. Fier de me dire que le premier numéro du magazine est sorti il y a exactement 5 ans déjà. Mais je me réserve le droit de vous gonfler au prochain édito sur nos 5 bougies. Le mois dernier on vous a proposé deux nouveaux rendez-vous (coloriage et checklist), et ce mois-ci on agrémente le magazine de nouvelles rubriques. La déco, la cuisine, l’innovation, l’expatrié, deux salles deux ambiances, speed interviews, le p’ti nouveau, la mode sont de nouvelles rubriques fabriquées par Yoan Villars, Djamel Berbar et moi-même. La playlist spotify, les albums photo, les coloriages et les scories instagram sont fabriqués par notre duo d’artistes Hello Moreno et Kevin Duval. On attend vos retours sur messagerie ou par mail !