Bah Alors ?

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Axé actu locale, culture et conso, il est  imprimé tous les mois. Dans ses pages, nous allons
à la rencontre de personnalités qui font vivre la communauté d’agglomération dans des interviews

fleuves qui vous étonneront à chaque fois. Aussi, des chroniques musicales, des critiques cinéma,
ou encore des tests consommateurs vous attendent dans ce mensuel pour la modique somme de 0€.

Bah Alors n°26 - novembre 2019
Municipales #1
novembre 2019
Gratuit

LE MOT D'IBRAHIM BERBAR

 

Se lever le dimanche, aller à l’école ou la salle municipale, présenter sa carte d’identité et sa carte d’électeur, récupérer des feuilles et une enveloppe, aller dans l’isoloir, mettre une seule des feuilles dans l’enveloppe, la fermer, sortir de l’isoloir, redonner sa carte d’identité et sa carte d’électeur, attendre gentiment la main tendue et prête à laisser glisser le bulletin dans l’urne, entendre “peut voter", lâcher le bulletin, entendre le claquement du fermoir de l’urne et un dernier “a voté”, signé la feuille d’émargement, se faire tamponner sa carte d’électeur et enfin pouvoir vaquer à ses occupations dominicales.

 

Passer une journée à dire “et toi ? T’as voté pour qui?”, entendre les réponses types comme “C’est secret un vote !” ou “À ton avis ?”. Avoir une discussion pleine de responsabilité citoyenne avec celui qui dira “moi j’y vais pas, c’est tous les mêmes” en lui répondant fièrement que toutes les voix comptent, que celui qui ne s’exprime pas n’aura plus son mot à dire pendant 6 ans, que si tout le monde faisait ça…

 

20h. Zapper de chaîne en chaîne, assistant aux “débats” politiques bourrés de statistiques, de pronostics et de spécialistes de chacun des partis qui dira que c’est lui qui a la plus grande majorité. Voir les résultats tombés au national, puis au local. Savourer, patienter pour refaire la même au second tour ou pleurer.

Répéter ces actions aux Municipales, aux Régionales, aux Cantonales, aux Législatives et aux Présidentielles. Parler du fait qu’il n’y a pas d’élection l’année où il n’y en a pas.

Les élections municipales c’est quand même différent. Déjà parce que c’est local et qu’au fond, localement on s’en fiche un peu des étiquettes politiques vu qu’on n’est pas à Paris et que par conséquent on connait tous au moins une personne qui se présente sur une liste. Puis l’échelle locale, on la subit peut-être bien plus que l’échelle nationale. Prenez par exemple Fréjus. Il y a ceux qui sont très contents de venir habiter dans des logements neufs, et il y a ceux qui ne sont pas très contents de voir le terrain où ils jouaient au vélo quand il étaient petits devenir une énième promotion immobilière. Il y a ceux qui voient la dette baisser, et ceux qui se demandent où sont passés les millions des ventes du patrimoine. Il y a ceux qui sont très contents des soirées gratuites à la Base Nature et ceux qui parlent de “boîte de nuit à ciel ouvert” quand il décrivent Port Fréjus. 

 

Bref il y a les contents et les pas contents. Et dans tous les cas on a tous le pouvoir de donner sa voix à celui que l’on souhaite en mars 2020. En attendant on est allé à la rencontre D’Annie Soler, Emmanuel Bonnemain, Julien Poussin et Philippe Michel-Kleisbauer pour discuter de ce qui les pousse à y aller et de ce qu’il propose.

 

Ps : David Rachline a été contacté pour une interview. Le maire de la ville a décliné notre invitation du fait qu’il n’est, à ce jour, toujours pas officiellement candidat. Nous le rencontrerons lorsque ce sera le cas.