Bah Alors ?

Magazines en ligne

Axé actu locale, culture et conso, il est  imprimé tous les mois. Dans ses pages, nous allons
à la rencontre de personnalités qui font vivre la communauté d’agglomération dans des interviews

fleuves qui vous étonneront à chaque fois. Aussi, des chroniques musicales, des critiques cinéma,
ou encore des tests consommateurs vous attendent dans ce mensuel pour la modique somme de 0€.

Bah Alors n°30 - mars 2020
Game(s)
mars 2020
Gratuit

LE MOT D'IBRAHIM BERBAR

 

Et les grands gagnants des municipales sont….

 

En attendant les résultats des deux tours des 15 et 22 mars 2020 dans chaque commune, on peut avancer une chose de manière certaine : ceux qui ont gagné sont tout d’abord les imprimeurs, et quelques agences de communication. Jamais une élection locale n’a été autant saturée de gadgets. D’habitude réservés aux grandes villes à enjeux majeurs, les “goodies” (accessoires personnalisés, NDLR) ont envahi les communes de toutes tailles. Durant notre petit tour à la rencontre des candidats de notre territoire, nous avons eu le droit de voir un sacré paquet de délires de communication visuelle : porte-clés, covering d’automobile voire de semi-remorque, journaux aussi épais que “Bah Alors ?”, affiches, tee-shirts, badges, etc. Bien sûr, il y a aussi eu les flyers. Des dizaines de milliers de flyers. Et les banderoles, les enseignes, les signalétiques pour les réunions publiques. La campagne électorale, cet objet de pollution visuelle.


 

Pouvions-nous trouver un havre de paix sur Internet ? Absolument pas. Cette année, les faux comptes de propagande se sont multipliés, les groupes de paroles à la modération certaines (????), les posts et les partages à outrance, les photos de profil affichant outrageusement la foi de l’utilisateur envers celui qu’il a choisi. Tout s'accélère, la communication dans la politique locale aussi. 


 

Alors vous allez dire qu’on tire sur l’ambulance. Bah Alors ? exagère, qui nous a servi des municipales sur plus d’un trimestre. C’est vrai qu’on pourrait le croire, mais nous avons une excuse : nous sommes un magazine d’actu locale. Alors, si on évite de parler de ce qu’on voit à longueur de journées depuis décembre, comment peut-on prétendre souscrire à cette définition ? Nous sommes comme la majorité des Français : en train de prier pour que ça se termine. Que ça se termine et que les gens se rendent compte que la vie va suivre son cours, que les bons et les mauvais moments seront toujours là, et que si ce n’est pas notre préféré(e) qui est à la tête de la commune où l’on vit, ce n’est pas elle ou lui de toute manière qui fera en sorte que le monde arrête de courir à sa perte. 


 

Les élections vont se terminer, le printemps va repointer le bout de son nez, et nous, nous allons reprendre un rythme normal. Enfin...